Voyage en pratiqueFin 2010, un jeune vendeur tunisien s'immole par le feu après s'être vu confisquer sa marchandise par la police. Cet événement marque le début du « Printemps arabe », qui secoue successivement l'Égypte, le Bahreïn, le Yémen et la Libye. Un an plus tard, est-il prudent de se rendre dans ces pays ?
Les révoltes populaires ont fait fuir les touristes, et aujourd'hui les destinations phares comme l'Égypte et la Tunisie sont encore désertées. Sans compter que ces révoltes ont eu des conséquences sur les pays voisins où les manifestations sont pourtant rares, voire inexistantes. C'est le cas au Maroc et en Jordanie, car les voyageurs mettent tous les pays du Moyen-Orient dans le même sac.
Selon Le Figaro, « la Tunisie et l'Égypte ont vu baisser le nombre de touristes étrangers environ de moitié au cours des quatre premiers mois de 2011 ». L'Égypte a enregistré une très nette baisse de fréquentation par rapport à 2010. Et les violences de fin novembre ne vont rien arranger.
À noter
Les informations publiées sur le site du Ministère des Affaires étrangères sont mises à jour régulièrement par des experts. Pensez à les consulter avant de partir !
D'après le site du Ministère des Affaires étrangères, en Égypte, « les manifestations, fréquentes dans les grandes villes, peuvent dégénérer, comme en témoignent les évènements qui se déroulent Place Tahrir au Caire depuis le 19 novembre ». S'il est donc impératif de se tenir à l'écart des rassemblements, un séjour dans la région du Sinaï, en Mer Rouge, à Louxor ou Assouan est néanmoins tout à fait envisageable.
En Tunisie, des couvre-feux ont été instaurés dans certaines régions du Sud-ouest, notamment autour de Gafsa. La situation s'améliore, sans pour autant s'être stabilisée. Mais les zones touristiques de Tozeur et de Kébili, la région littorale et l'île de Djerba sont sans danger pour les touristes.
Enfin en Libye, la situation est très critique. Le pays est encore en proie à des perturbations et des affrontements. Selon le Ministère, il est donc « vivement recommandé d'éviter tout voyage à destination de la Libye ».
Les tour-opérateurs restent prudents et gardent une certaine réserve quant aux perspectives de reprise de l'activité touristique vers ces destinations. Et ce malgré l'annonce de programmes de relance par les gouvernements.
Le site de la Dépêche rapporte que Thomas Cook a été plombé, notamment par l'impact des troubles dans les pays arabes, et que sa cote en Bourse s'est effondrée. Aujourd'hui, le groupe mise donc sur les promotions pour se refaire une santé.
A l'instar de FRAM, de nombreux voyagistes ont rouvert toutes les destinations à l'exception de la Syrie. Mais les Français sont encore réticents à l'idée de partir, surtout en Égypte.





