Voyage en pratiqueLorsque je suis parti la première fois, je m’y suis pris longtemps à l’avance, parce j’avais tout à apprendre ! Je ne connaissais ni le principe du Wwoofing, ni l’Australie, ni l’agriculture biologique, et je parlais anglais de façon très approximative. C’est un ami qui m’a convaincu de l’accompagner. Tous 2 fonctionnaires, nous avons décidé d’ouvrir un compte épargne-temps, ce qui nous a permis de cumuler plusieurs semaines de congés et de partir 2 mois, destination l’Océanie !
Pendant ce séjour, nous avons logé dans 4 fermes au total. Les gens ont tous été très accueillants. Nous avons fourni divers travaux : de la cueillette des noix de pécan au jardinage, en passant par l’apiculture… La plupart du temps nous donnions un coup de main pendant 4 ou 5 heures environ, le matin généralement, et nous étions libres (mais épuisés) le reste du temps. De cette façon, on a pu profiter du pays à moindres frais, et surtout en totale immersion.
C’est exactement ce qui me plaît : jamais nous ne nous sommes retrouvés entre Français, à visiter tous les pièges à touristes. Nous avons même découvert des coins perdus, à des kilomètres de toute civilisation ! Ce qui donne un sentiment de liberté hors du commun.
À noter
Pour pratiquer le Wwoofing en France, il suffit de devenir membre de l'antenne française de l'association. Vous aurez alors accès à une liste de 800 hôtes à contacter pour organiser vous-même votre séjour.
Il règne une ambiance de colonie de vacances, vraiment « bon enfant », avec les autres Wwoofers. On a partagé des moments inoubliables, comme lorsqu’on s’est retrouvé, ce n’est pas un mythe, dans une ferme remplie de crocodiles… J’étais au début complètement paniqué ! Et puis, ce n’est pas toujours évident. Les conditions de vie sont parfois rudimentaires, j’ai dû me faire comprendre dans une langue qui ne m’est pas du tout familière…
Je n’ai qu’un seul regret : avoir découvert ce système trop tard ! Si j’avais été plus jeune, j’aurais sillonné le monde entier grâce au Wwoofing. Aujourd’hui retraité, je sais que je dois me ménager, je ne peux pas me permettre de partir 6 mois ou 1 an.
Ma femme n’est pas encore tout à fait une adepte de l’agriculture biologique. Nous nous y mettons gentiment, je lui fais part de mes découvertes, nous avons installé un bac à compost dans le jardin, nous achetons nos fruits et légumes à l’épicerie bio…
L’an dernier, je suis parti 15 jours au Japon où j’ai, attention au cliché, cultivé du riz. Je m’intéresse aussi à ce qui se fait en France. De plus en plus d’adeptes du Wwoofing cherchent, dans toutes les régions de l’hexagone, à sensibiliser le public, ou à recueillir de la main-d’œuvre pour effectuer certains projets, comme la construction d’une maison écologique par exemple. De quoi se sentir vraiment utile !









