Voyage à l’étrangerEssaouira s’annonce comme un havre de paix ; ici, pas de rabatteurs ni de chaleur étouffante. Le climat est doux en toute saison (20 à 25 °C) et l’influence du vent de nord-ouest nécessite seulement une petite laine en soirée.
Côté hébergement, l’offre étendue répond au budget de chacun. On peut séjourner dans un hôtel de la ville nouvelle face à la plage ou dans une maison d’hôtes de la médina avec vue sur les remparts. Je choisis la seconde option : pour 60 € par nuit (petit-déjeuner compris), je dispose d’une chambre douillette et d’un toit-terrasse, aménagé pour la bronzette !
À noter
Le bus est un moyen pratique et économique pour rejoindre Essaouira. De Marrakech, les compagnies CTM et Supratours assurent le trajet en 3 heures et pour 70 dirhams (environ 7 €).
Phénicienne puis Romaine à l’Antiquité, la cité se fait berbère au Xe siècle. Elle devient portugaise au XVe siècle, reçoit alors le nom de Mogador et abrite son premier port en 1506.
Je constate néanmoins qu’Essaouira a un faux air de cité bretonne ! Et pour cause, au XVIIe siècle, le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah fait appelle à Théodore Cornut, élève de Vauban, pour construire un nouveau port tourné vers l’Europe et dessiner les plans de la ville selon le modèle de Saint Malo ! Elle est alors baptisée Essaouira, « la bien dessinée ». Reconnue comme un exemple remarquable d’architecture militaire européenne de la fin du XVIIe siècle, sa petite médina est classée au Patrimoine mondial depuis 2001.
Impossible de me perdre dans cette petite ville aux rues rectilignes ! J’admire les façades blanchies à la chaux, les portes bleu ciel, les scènes de vie authentiques. Ici, la flânerie rime avec poésie.
De la place de Moulay Hassan, je rejoins rapidement la Sqala de la Casbah où artistes et ébénistes occupent les anciennes casemates. Sur cette plate-forme d’artillerie, la collection de canons du XVIIIe siècle est intacte. Au sommet du bastion nord, j’ai rendez-vous avec le coucher du soleil. La teinte ocre des murailles contraste avec les reflets argentés de l’Océan : le panorama est époustouflant ! Essaouira, muse des artistes ? À juste titre !
Conseil d’expert
Durant la saison estivale et lors du festival des Gnaouas (en juin), pensez à réserver votre hébergement bien à l’avance sous peine de dormir à la belle étoile !
La matinée suivante, direction le port de pêche ! La Sqala du port m’offre une vue superbe sur les îles Purpulaires et le spectacle des pêcheurs déchargeant leur cargaison de poissons. Face aux barques remplies de filets multicolores, je déguste mon assiette de sardines grillées.
Mes emplettes se font dans le calme et la bonne humeur. Les spécialités ? Le bois de thuya, les bijoux en argent et l’huile d’Argan. Et si votre âme de mélomane souhaite découvrir la musique Gnaoua, emblématique d’Essaouira, cela se fera autour d’un verre de thé à la menthe !
Ne quittez pas la ville sans avoir fréquenté la plage. Le vent dissuadera certainement votre envie de baignade mais une promenade sur le sable, à pied ou à cheval, restera un souvenir inoubliable…

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