Voyage à l’étrangerAu bord du Bosphore, entre ciel et mer, voici Istanbul et sa Basilique-Mosquée Sainte Sophie. À l’origine au Ve siècle, quand Istanbul s’appelait encore Constantinople, c’était une église orthodoxe, construite par l’empereur Constantin puis transformée en basilique par Justinien au VIe siècle.
Dix siècles plus tard au moment de la chute de Constantinople en 1453, le nouvel empire Ottoman la transforme en mosquée. Aujourd’hui elle n’est plus ni l’un ni l’autre. C’est désormais un lieu d’histoire et de culture ouvert à tous par Atatürk dans les années 1930.
Sainte Sophie est l’un des joyaux de l’architecture byzantine : colonnes de 20 m en porphyre rouge et granit, dôme de 31 m de diamètre et 56 m de haut, coupole et portes ornées de mosaïques multicolores, marbres polychromes au sol, lustres monumentaux. Époustouflant comme presque tous les moments d’Istanbul.
Pour les passionnés de sites religieux, le pèlerinage peut se poursuivre en Éthiopie, dans les montagnes d’Abyssinie, où le mont Yosef culmine à 1 491 m. À ses pieds, Lalibela est une étrange et fascinante ville sainte orthodoxe, composée de 11 églises creusées à même la roche aux XIIe et XIIIe siècles.
Le roi Lalibela (1185-1225) en décida la construction pour représenter les principaux sites de Terre Sainte, à une période où ses pèlerins avaient interdiction de se rendre à Jérusalem. En 25 ans fossés, tunnels, tranchées et ponts furent creusés pour relier 11 monolithiques eux-mêmes taillés dans le roc puis sculptés pour en faire des édifices religieux.
Chacun est dédié à un symbole fort du christianisme : Bethlehem, Jourdain, Sinaï, Golgotha, tombeau du Christ, Vierge Marie, Saint Georges ainsi que les archanges et les martyrs de la chrétienté. Il faut dire que l’Éthiopie est l’un des plus anciens pays du monde chrétien, converti au christianisme seulement 330 ans après Jésus Christ.
Autre basilique, sur le continent américain cette fois, entre Caraïbes et Pacifique : Nuestra Señora reina de Los Angeles, Notre Dame des Anges. Plus qu’une basilique, c’est un sanctuaire national situé à Cartago où les pèlerins viennent prier la fameuse vierge noire, trouvée par une esclave indienne en 1635.
La petite statue est une curiosité car elle allie graphite, jade et roche volcanique, 3 pierres en principe très difficile à réunir en un même objet. En outre, il n’y a pas de graphite au Costa Rica. Il a donc dû être importé d’Europe pour être ensuite travaillé avec le jade et la roche volcanique.
Plus au sud, passons au Brésil, à Rio Janeiro, où nous attend la célèbre statue monumentale du Christ Rédempteur, avec ses bras grand ouverts sur le monde. Posée sur le fameux mont du Corcovado (le « bossu ») qui culmine à 710 m au-dessus de la baie de Rio, elle mesure 38 m de haut et 28 m de large d’un bras à l’autre.
On y monte depuis la gare de Cosme Velho, par le petit train rouge à crémaillère, construit bien avant la statue pour acheminer les cariocas venus admirer la vue à 360° sur Rio. La statue elle-même a été imaginée par le brésilien Heitor da Silva Costa et le français Paul Landowski.
Cette fois nous sommes au sud de la Chine, dans la baie de Sanya, sur l’île de Hainan. Guan Yin est la déesse de la compassion. Non seulement elle fait 108 m de haut, ce qui en fait l’une des cinq plus grandes statues du monde, mais en plus elle s’élève au bout d’une jetée, quasiment les pieds dans la mer de Chine, si un grand piédestal ne la protégeait des vagues.
Autre originalité : elle a trois faces. Deux sont tournées vers la mer à l’est et à l’ouest, la troisième regarde vers le nord côté terre. Ses six mains lui permettent à la fois de tenir un chapelet, une fleur de lotus, un cylindre de prière, mais aussi d’accomplir les gestes de protection des pêcheurs et des habitants de l’île, de prière, et de transmission des enseignements du Bouddha.
Et vous, quels monuments emblématiques, originaux et hors normes avez-vous eu l'occasion de découvrir lors de vos voyages à l'étranger ? N'hésitez pas à les partager dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.
