Sortie le week-endNous avons rendez-vous dans un vaste domaine au cœur de la vallée de l'Ernée, en Mayenne. (www.domainedesvaulx.fr). Nichée dans un vieux chêne, ma cabane semble tout droit sortie d'un rêve d'enfant en quête d'aventure. Si comme moi, vous n'entendez pas braver votre vertige pour accéder à ce refuge, optez plutôt pour un escalier. Après avoir grimpé sans difficulté les 7 mètres qui séparent mon nid de la terre ferme, je découvre un habitat à la fois rustique et romantique.
La cabane, construite selon les sinuosités de l'arbre, conjugue sécurité et confort ; c'est même un vrai nid douillet ! En sus, une terrasse surplombe 60 hectares de bocages, de vallons et d'étendues d'eau. D'ailleurs, ici, où est l'arrivée d'eau ?
Bon à savoir
Le site « Cabanes de France » (www.cabanes-de-france.com) répertorie un très grand nombre de cabanes perchées, en vous présentant photos et informations pratiques. Sachez qu'une nuit en cabane coûte en moyenne 150 €.
Dame Nature me rappelle sa devise écologique : pas d'eau ni électricité et des toilettes fonctionnant à la sciure de bois. Mais rassurez-vous, les propriétaires des cabanes ont tout prévu : un bon réseau téléphonique en cas de problème, une salle de bain à proximité de l'arbre, un chauffage d'appoint, une lampe de poche et des chandelles.
Les paniers-repas sont livrés en bas de l'arbre et il suffit de les hisser à la poulie pour se rassasier. Nos hôtes ont également fourni le linge de lit et la moustiquaire… Les bêtes sont donc comprises dans la prestation ?
Oui, dormir sur une branche c'est aussi cohabiter avec un petit peuple. Vous refusez qu'une famille de moustiques parasite votre séjour ? Alors, choisissez une cabane loin des marécages. À l'heure de l'apéritif, je note quelques fourmis et surtout un convive de marque, l'écureuil ! Tandis que nous dînons comme des rois au champagne et foie gras, j'aperçois un chevreuil et une ribambelle de lapins dans la plaine. Dehors, une nuée de moucherons semble de sortie — passagère - mais à l'intérieur, aucun insecte. Bercée par le hululement d'une chouette, je tombe dans les bras de Morphée.
Si une nuit en cabane est dépaysante, c'est parce qu'elle sollicite les cinq sens ! Réveillée par la luminosité naturelle et le chant des oiseaux, je prends mon petit-déjeuner en savourant une confiture confectionnée avec les poires du jardin. Comme en classe verte, je me mets à respirer le parfum du chêne et à redécouvrir la rugosité de son écorce. Déconnectée du monde moderne, je termine même mon week-end avec le souhait que mon Robinson transformé en Tarzan réserve, la prochaine fois, une cabane dotée d'une tyrolienne !






