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Le robot, votre compagnon de demain ?

Emeline E.  |   Date de publication : 14 août 2013 08:44 / Dernière mise à jour : 8 mars 2022 15:51

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- Les 50 ans et + sont-ils friands d’une assistance robotisée ? Quelle part de ce marché représentent-ils ?

« Peu de données existent encore à ce jour sur le marché de la robotique de services. Le volume représenté et le prix d’achat ne permettent pas encore de considérer les produits et services robotiques comme un marché de masse. Cependant, un robot qui se rapproche le plus d’une consommation courante est le robot aspirateur. Il représente d’ores et déjà 10 % des parts de marché de l’aspirateur !

Je dirais qu’une personne de 50 ans et + achètera plus facilement une technologie qu’elle connaît qu’un robot (en fonction de l’âge et du niveau d’exposition à la technologie, cela sera de plus en plus marqué) mais acceptera la prescription d’un ami ou membre de la famille, ou d’un prescripteur reconnu (vendeur, praticien, aide-soignant…).

Il est important de noter que certaines solutions robotiques sont déjà rentrées dans les habitudes de consommation (le freinage ABS des voitures, assistance robotisée de l’acte médical, métro autonome…) mais elles ne sont pas perçues comme des technologies robotiques alors qu’elles le sont. »

- Vers quels types de produits s’orientent-ils le plus ? Robots domestiques (nettoyage, sécurité et surveillance…), assistance à la santé (prévention, rééducation, santé à domicile), robots éducatifs, de loisirs ?

« Toute la question s’articule autour des besoins d’une personne et les solutions robotiques proposées pour y répondre. Une ménagère ne dira pas non à une aide en matière de ménage si l’efficacité est prouvée. De même un patient ne refusera pas l’aide d’assistance médicale robotisée si là encore la prescription vient d’une personne reconnue comme compétente en la matière.

Si les technologies robotiques peuvent rebuter ou effrayer les plus de 50 ans, elles n’en restent pas moins des technologies qui répondent à un grand nombre de problématiques rencontrées avec le vieillissement :

  • perte d’autonomie (motricité, vue, fatigue, faiblesse… beaucoup de solutions robotiques sont en cours de développement pour répondre à cela),
  • dégradation de la santé et besoin d’aide (besoin des soins, d’un personnel de rééducation, d’acte médical, de médicaments… là encore de nombreuses solutions sont développées pour aider les personnes mais aussi le personnel soignant et praticiens).

Loin d’en avoir peur, il faut que la personne les prenne comme des solutions qui lui permettront de vivre dans un plus grand confort, plus longtemps chez elle. Le robot doit être considéré comme "un auxiliaire de vie" et non pas comme une menace. Le design de ce dernier facilitera aussi (avec son interface) à son acceptation. »

- Une société spécialisée a présenté en 2013 des prothèses de pied et de chevilles autonomes. Le secteur de la santé est-il le domaine où les innovations robotisées vont le plus radicalement changer notre vie ?

« Non, c’est certes l’un des secteurs les plus impactés sur les 20 dernières années et dans lequel les prouesses technologiques sont les plus spectaculaires (comment cela ne le serait-il pas quand on vous dit qu’un tétraplégique pourra remarcher ?) mais le secteur des transports avec le surnombre de voitures et des mégapoles, sera un secteur très fort de développement robotique, tout comme celui des économies d’énergie via des maisons/entreprises/interfaces connectées (smart gris).

Également concerné, celui des entreprises par le biais de la « cobotique » (collaboration homme-robot) où le robot pourra effectuer les tâches pénibles ou répétitives nuisibles à la santé de l’homme pour que ce dernier se consacre aux tâches où il a une vraie valeur ajoutée face à une machine. Cela permettra notamment de maintenir une production dans les pays occidentaux (en France en particulier). »

- En matière de communication verbale, que peut-on attendre de cette intelligence artificielle ?

« Le degré conversationnel d’un robot est limité et le restera puisqu’il dépend de sa programmation. Le robot est un moyen de communication et non un interlocuteur, quel que soit l’aspect qu’il revêt. Par exemple le Telenoid du Professeur Ishiguro, si sa représentation physique est humanoïde et s’il retransmet des émotions, n’en reste pas moins une plateforme d’échange permettant à deux personnes de communiquer via son interface. »

Alors, êtes-vous prêt(e) à accueillir un robot chez vous pour vous aider dans vos tâches du quotidien ? N'hésitez pas à échanger sur cette question d'innovation technique dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.

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