Jardins collectifs : la main verte en villeJardinage

Jardins collectifs : la main verte en ville

Emeline E.  |   Date de publication : 15 juin 2012 07:43 / Dernière mise à jour : 8 mars 2022 15:51

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Un jardin partagé, qu’est-ce que c’est ?

L’idée d’utiliser certains espaces de la ville non conquis par l’urbanisation galopante pour les attribuer à des jardiniers amateurs n’est pas nouvelle. Jardins familiaux et ouvriers se sont développés dans nos agglomérations, permettant à certains chanceux de se voir attribuer une parcelle cultivable.

Une nouvelle version de ces jardins urbains se développe depuis maintenant quelques années. Il s’agit du jardin partagé. La déclinaison française de ce phénomène né aux États-Unis sous le nom de Pocket garden (jardin de poche) se répand dans l’Hexagone. Vous pouvez déjà en croiser dans les grandes villes comme Paris et Toulouse.

Le jardin partagé est créé par des riverains, regroupés en associations, qui cultivent et animent ensemble, un espace avec l’accord de la mairie.

Comment créer un jardin partagé ?

Avant toute chose, il faut trouver un lieu, généralement proche de chez vous et des autres personnes motivées par l’aventure. Cette parcelle appartient à l’espace public et est délaissée par l’urbanisation : un terrain vague, une cour, une partie d’un jardin public…

Vous allez ensuite, avec les autres participants, créer une association. Cette association dépose une demande de jardin partagé auprès de la mairie du lieu concerné. La cellule en charge de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la ville va alors étudier votre demande, se concerter avec votre association et étudier la faisabilité du projet. Si elle vous donne son accord, la mairie intègre le projet dans sa politique d’aménagement et vous fait signer une convention d’occupation. Certaines mairies apportent aussi leur aide aux associations, comme la cellule Main verte de la ville de Paris.

La nature au service de la convivialité

Les membres de l’association ont un accès à un espace où ils peuvent jardiner ensemble. Seuls les membres de l’association peuvent bien entendu cultiver l’espace, le grand public ne peut entrer dans le jardin partagé qu’avec l’accord et en présence des membres de l’association.

Légumes, fruits, fleurs, plantes aromatiques et médicinales, vous pouvez tout faire pousser dans votre jardin partagé. Côté attribution de l’espace, c’est l’association qui gère. Vous pouvez ainsi choisir de créer des parcelles ou de partager l’ensemble du site.

En plus de cultiver et de récolter les fruits de ce jardin urbain, vous tissez des liens avec les autres membres de l’association, partagez des savoir-faire en matière de jardinage, apprenez les uns des autres…

Enfin, le jardin partagé peut aussi être le théâtre d’événements organisés par l’association pour les membres voire les riverains : ateliers pour les écoles, journée dégustation de soupes de légumes du jardin, fête dans le jardin, cours de jardinage…

L’occasion de se retrouver ensemble pour apprécier les plaisirs simples !

Commentaires

Pat220 14 août 2013 à 17:14
je viens d'écrire un article Jardins partagés à Pontrieux pour appeler à l'aide: je propose un terrain mais ne parviens pas à prendre contact avec des personnes intéressées. Pourtant, le terrain se situe à 2 km d'un village (de caractère) qui manque de jardins, tout replié sur lui-même, sa rue, ses lavoirs, ses ponts, ses pavés, ses vitrines d'artistes. 
nanacece 2 juin 2012 à 21:58
cette idée me parait géniale et j aimerais y participer, donc j attends les invits, merci

bluelilly 29 mai 2012 à 20:56
bravo à ceux qui savent vivre ensemble mais ce n'est pas le cas de tt le monde : dans toute structure il y a les investis et ... les autres

bluelilly 26 mai 2012 à 21:59
les jardins partagés : une belle idée peut-être pas si facile à vivre !!! Il faut d'emblée établir très clairement les droits et devoirs de chacun au risque de voir toujours les mêmes se taper le boulot et les autres récolter des fruits qu'ils n'ont pas contribué à faire pousser. Car jardiner ce n'est pas l'image d'Epinal (se promener avec un panier et un chapeau de paille au milieu de végétaux foisonnants et plein de légumes prêts à cueillir), c'est aussi et surtout ENORMEMENT de travail.