FamilleAlors qu’ils ont quitté la maison et que vous pouvez enfin souffler un peu. Alors que vous avez enfin trouvé du temps pour vous. Alors que vous n’êtes plus tout à fait jeune mais pas encore forcément vieux, vous les entendez un jour vous annoncer les yeux brillants : « papa, maman, on va avoir un enfant » !
Devenir grand-parent relève de l’ordre des choses, une évidence faisant partie du cycle de la vie. Mais si autrefois, la préparation psychologique à cet évènement était naturelle et coïncidait avec la retraite des grands-parents, aujourd’hui, les choses ont un peu changé. Avec l’allongement de l’espérance de vie, la génération des grands-parents n’est pas souvent la dernière. Et à leur retraite, ils ont souvent leurs propres parents ou l’un d’entre eux encore vivants. Bien souvent aussi, la nouvelle génération de papis et mamies est très active et dynamique. Pourtant on voudrait que leur rôle de grands-parents soit d’être garants de traditions et disponibles à tout moment, mais sans imposer bien sûr.
Alors, que ressent-on quand on apprend qu’on sera grands-parents ? pourquoi certains l’attendent avec impatience et d’autres pas ? comment aborde-t-on ce nouveau rôle, sommes-nous préparés et comment faire en sorte que cela se déroule au mieux ?

Devenir jeune grand-parent n’est pas souvent facile à accepter. Parfois, lorsque la nouvelle arrive les grands-parents ont un choc. Cet évènement tant attendu est merveilleux, mais parfois non espéré aussi vite, peut générer des sentiments et des émotions contradictoires, soit parce que cela fait changer leur statut, soit parce que cela arrive à un moment difficile de leur vie comme un changement de travail ou un départ à la retraite, soit parce que le statut de leur enfant change ; il devient père ou mère et ce changement de statut peut être difficile pour eux.
Devenir grand-parent entraine aussi une remise en question de soi. Cela vous pousse à faire un bilan de votre vie. Vous allez remonter aux souvenirs de l’époque où vous-même vous êtes devenus parents, des souvenirs de vos enfants au fur et à mesure qu’ils grandissent, des remémorations qui impliquent l’évaluation de l’éducation que vous leur avez donné. A ce moment-là, des sentiments de satisfaction ou de déception peuvent apparaitre. Cela dit, s’il y a des conflits non résolus, des souffrances vont refaire surface et au contraire, si votre relation avec vos enfants était harmonieuse, tout le monde va profiter de manière positive des changements.
Le neuro-training peut aider les grands-parents pour que cette nouvelle situation fonctionne et que chacun y trouve une source de plaisir. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une modalité conçue pour permettre au cerveau humain de fonctionner plus efficacement.
« Au moyen de techniques simples et très efficaces, le Neuro-Training
permet d'entraîner notre Système Nerveux à récupérer des difficultés et
blessures de notre passé et à développer nos capacités naturelles pour
vivre toute situation le mieux possible. » José Chouraqui
Instantanément, quand on parle de grands-parents, on a cette image de vieillard, à la barbe blanche avec sa canne, ou d’une vieille mère entrain de tricoter dans son fauteuil. Ces images sont ancrées dans nos mémoires que même si on est jeune, on se sent vieillir d’un coup. Il faut dire que plus les grands-parents sont jeunes, plus ces craintes s’atténuent lorsqu’on s’aperçoit que la vie continue. On comprend alors qu’on peut avoir une relation d’autant plus agréable et décontractée avec nos enfants comme avec nos petits-enfants, mais qu’en même temps, on peut poursuivre nos activités et qu’on est encore capables de faire énormément de choses.
Quand aux grands parents très âgés, la venue d’un petit enfant est pour eux un signe de continuation de la vie. Cela leur donne une forte envie de vivre et d’entreprendre. Mais pour atteindre ce niveau d’acceptation, vous devez apprendre à être présent sans que cela ne soit ressenti comme une charge. Pour cela, évitez les remarques du genre « moi à ta place… » ou « tes enfants sont mal élevés ». Plus vos enfants vous verront critiquer, plus ils se sentiront sur la défensive et une rupture peut rapidement se former.
Si vous n'êtes pas d'accord avec leurs décisions, et vous le serez tôt ou tard, restez silencieux. Votre travail consiste à être le grand-parent, pas le parent. Au lieu de cela, respectez leurs efforts parentaux et cherchez des raisons pour les compléter.
Le rôle des grands-parents n’est absolument pas le même que celui des parents. Les liens qui se tissent entre les grands-parents et les petits enfants sont précieux. En effet, votre rôle n’est pas d’éduquer mais d’offrir de bons moments. Participer à des événements familiaux, jouer à des jeux, partir en vacances, faire du shopping, regarder la télévision ou des vidéos, participer aux activités religieuses, ou encore donner des conseils sur l'école sont quelques exemples d’activités que vous pouvez pratiquer avec vos petits-enfants. Parfois ceux-ci ont même le droit de faire des choses d’habitude interdites dans la maison avec, leurs parents, comme marcher pieds nus ou manger des friandises chaque jour.
Parce que vous êtes proches mais n'avez pas de rôle d'autorité parentale, vous pouvez aussi agir comme confidents dans des situations où un enfant plus âgé pourrait ne pas souhaiter se confier à un parent. Vous pouvez donner des conseils personnels ou tout simplement écouter ses soucis.
Votre rôle est aussi de transmettre une histoire familiale essentielle aux petits. En effet, vous êtes les témoins de l’enfance de leurs parents. Les petits enfants ont un plaisir fou à découvrir les photos de leurs parents. Vous pouvez leur faire une petite histoire de généalogie ou leur raconter des anecdotes de leurs parents qui leur permettent de donner une image non idéalisée de leur père ou de leur mère. Cela leur permet de réaliser qu’il n’existe pas de pensées uniques et que différents points de vue peuvent cohabiter.
Évitez ces pièges courants afin de construire des relations solides et de confiance avec vos petits-enfants :
Parfois, les grands-parents ont du mal à se glisser dans la peau de grands-parents et parfois, grands et petits mettront du temps à se connaitre et à s’apprécier. Sachez que c’est tout à fait normal. Être grand-parent n’est pas un devoir, mais c’est un cap à franchir ! Pour y arriver concentrez-vous sur le fait d'être positif et solidaire, pas envahissant, et vous serez un grand succès en tant que grand-parent. Et si vous voulez commencer plus lentement, ce n'est pas grave. L'essentiel est d'être clair, honnête et ouvert sur le soutien que vous pouvez offrir.





