Auto-motoFinis les avertisseurs de radars ! À la fin de l’année 2011, le gouvernement a lancé une série de mesures sévères devant réduire la mortalité routière. Parmi elles, la décision très controversée d’interdire les avertisseurs de radars. Si controversée d’ailleurs qu’après de multiples négociations avec les fabricants, le gouvernement a finalement décidé de les requalifier en « assistants d’aide à la conduite ».
Officiellement, ils devront donc tous êtres mis à jour pour ne plus signaler les radars, mais uniquement les « zones de danger » pouvant éventuellement comprendre des radars fixes, et les « zones à risque », susceptibles de comporter des radars mobiles.
Oubliés également les alertes précises. En effet, sur les nouveaux avertisseurs, les zones s’étendront sur 4 km sur autoroute, 2 km hors agglomération, et 300 m en ville.
Officiellement donc, tous les automobilistes utilisant des avertisseurs de radars (des modèles non mis à jour) encourent une sanction de 1 500 € d’amende et du retrait de 6 points sur le permis de conduire. Les appareils dédiés comme Coyote, Inforad ou Wikango ont tous publié des mises à jour. Ce qui n’est pas forcément le cas des logiciels mobiles, des GPS, ou des systèmes de navigation embarqués de première monte.
Mais dans les faits, pour l’instant aucune sanction ! En effet, on imagine mal les agents de police contrôler tous les appareils, téléphones, GPS, et ex-avertisseurs, pour vérifier qu’ils ont bien été mis à jour et ne signalent plus les radars. D’autant plus qu’il manque encore la publication d’une circulaire d’application qui permettrait ce type de PV.
Autre problème de ces nouveaux « assistants d’aide à la conduite » : la définition des zones de danger. C’est le ministère de l’Intérieur qui est censé fournir les zones de danger aux fabricants de GPS et avertisseurs de radars.
Une circulaire a été remise aux préfets, leur demandant de lister les zones dangereuses (comportant une signalisation de danger, une limitation de vitesse spécifique inférieure à la limitation normalement prévue par le code de la route, ou encore suite à une accidentalité élevée). Le risque est, bien sûr, que le nombre de zones soit trop élevé, rendant les assistants d’aide à la conduite inutile, car ils sonneraient sans arrêt.
En attendant, les fabricants d’avertisseurs, d’applications mobiles et de GPS profitent du flou. Les automobilistes sont également tranquilles tant qu’aucun décret d’application précis n’est publié.






