AnimauxLes thérapies associant animaux et pathologies physiques ou mentales sont légion : zoothérapie, équithérapie, delphinothérapie…
Dans son best-seller « Guérir », David Servan-Schreiber révéla qu’il préférait prescrire la compagnie d’un chien (ou d’un chat ou encore d’un poisson) plutôt que des antidépresseurs à des patients âgés et déprimés qui avaient eu un pontage ou une fracture du col du fémur. Ce bénéfice psychosomatique s’expliquerait par le degré d’attachement à l’animal. Plus l’attachement est prononcé, plus les bienfaits sur l’individu sont remarquables.
Autre source bienfaisante pour l’être humain : le ronronnement du chat, dont la fréquence et la modulation des vibrations sonores, aurait des vertus apaisantes. Voilà une raison supplémentaire de chouchouter votre Garfield préféré…
Un animal de compagnie (chat ou chien) perçoit les phéromones que dégagent un individu lorsqu’il stresse et aura tendance à rechercher de l’attention et des caresses. Symétriquement, en caressant son animal, l’être humain sécrète des endorphines (les fameuses « hormones du bien-être ») et de l’ocytocine (« hormone de l’attachement ») qui redonne confiance en soi.
C’est pourquoi les animaux de compagnie sont de plus en plus employés pour aider les autistes à sortir de leur mutisme et à développer les interactions avec leur environnement. L’exemple de Lorcan et Jessi-cat est très représentatif. Depuis l’entrée de la femelle birmane dans la vie du jeune anglais, ce dernier a fait des progrès en classe et a dit « je t’aime » pour la première fois.
Les autres bénéfices psychologiques procurés par la présence d’un animal de compagnie sont nombreux : diminution de la sensation de solitude, de l’insomnie, réduction des risques de dépression, augmentation des relations humaines (on communique autour de l’animal)… Avoir un animal aide également à se responsabiliser et à éviter le repli sur soi, un bénéfice intéressant pour les adolescents, les personnes âgées ou les personnes vivant seules.
A savoir
Les handicapés physiques bénéficient également d’un soutien inégalé avec un animal de compagnie. Aveugles, sourds et malentendants trouvent avec des associations (par exemple Le Chien Ecouteur) des amis fidèles et utiles.
Les études menées en 1983 aux Etats-Unis par Friedman et Katcher ont démontré que six minutes de caresses à votre chien, à votre chat ou un quart d’heure face à un aquarium faisaient chuter la tension !
Quant à lui, le docteur Serpell de l’université de Cambridge a comparé l’état de santé de nouveaux propriétaires d’animaux de compagnie et de non-possesseurs pendant dix mois. Il a mis en évidence qu’un animal de compagnie permet non seulement de vivre plus vieux mais également en meilleure santé.
D’une manière générale, les propriétaires d’animaux de compagnie ont moins de fractures du col du fémur (chez les personnes âgées), moins de cholestérol, une meilleure espérance de vie chez les malades cardiaques. Selon une étude menée à l’université de Buffalo (Etats-Unis), les femmes accompagnées d’animaux après soixante-dix ans ont la même pression artérielle que leurs petites-filles !
Plus largement, on observe ceux qui ont un animal de compagnie une diminution des allergies et rhinites, moins d’asthme chez les enfants, moins de maladies cardio-vasculaires, une meilleure rééducation après accident cardio-vasculaire et articulaire…
Vous l’aurez compris, avoir un animal de compagnie peut vraiment vous aider au quotidien à guérir certaines pathologies !
Etes-vous d'accord avec le fait qu'un animal de compagnie peut être aussi bénéfique sur votre mental que sur votre santé ? N'hésitez pas à donner votre avis dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.









