
Soirées, spectacles, théatre


"Vanité des vanités, tout est vanité." Et si ce constat, loin d’être sombre, était la clé d’une libération profonde ?
Trois fois millénaire, ce texte sacré de la Bible prend aujourd'hui la forme d'une véritable cure psychanalytique. Paul Sillam raconteL’Ecclésiaste qui selon Bottero, fut joué devant le Roi Salomon pour le sortir de sa dépression.
mature pour jouer le rien, l'acteur, remonte sur scène Trente ans après l'avoir adapté, pour nous offrir une lecture vibrante, dont le vocabulaire résonne avec une modernité foudroyante.
Traverser la "Fumeuse existence" : Le mot hébreu Hevel, souvent traduit par "vanité", signifie d'abord la buée, la fumée, le souffle. L'Ecclésiaste nous invite à regarder cette fumée en face pour ne plus en avoir peur.
Désespérer de ce qui trompe : Comme le disait Bernanos, pour espérer ce qui ne trompe pas, il faut d'abord desesperer de tout ce qui trompe. C'est une cure de lucidité décapante.
Le Clown Métaphysique : Entre sagesse antique et théâtre de Beckett, un homme surgit du passé. Il est toute l'humanité. Il a tout connu, tout testé, pour finalement nous ramener à l'essentiel : la joie de l'instant.
Un homme, une voix, un débat. Paul Mallis propose une lecture qui redonne au texte son rythme et ses assonances originelles, loin des dogmes, d'un homme vers son frère au cœur vide.
"Savoure ton pain, déguste ton vin... parfume-toi et jouis de la femme que tu aimes tous les jours de ta fumeuse existence."
L'Ecclésiaste est un réaliste qui demeure lucide sur la condition humaine. Son intention est de dénoncer, sans concession, les positions extrêmes qui paradoxalement se rejoignent toutes dans l'inefficacité.
L'ecclésiaste n'est ni un pessimiste, ni un optimiste, encore moins un opportuniste, il est tout simplement conscient et refuse de se laisser bercer par les illusions et les faux-semblants...
Prix 8 euros
accueil par un Thé
billeterie Theatre du NORD OUEST sur billet reduc ou sur place (en espece)
Texte affranchi de son interprétation juive et chrétienne, d'un homme vers son frère au coeur vide pour l'orienter dans sa quête du bonheur.

Désolée. Plus possible. Je cède ma place gratuite à Anne.
Texte toujours actuel 2500 ans après sa création !! dingue non ?
le 26 ca rejoue Alex
Bonjour Paul le 5.4.26 je serai pas a Paris Alex.
L’Ecclésiaste est une expérience de pensée radicale, presque une mise en scène du désenchantement.
La tradition juive attribue à Salomon trois livres, qui dessinent moins une théologie qu’une biographie intérieure :
le Cantique des Cantiques, chant de la jeunesse et de l’ivresse amoureuse ;
les Proverbes, œuvre de l’âge adulte, quand l’homme organise, classe, édicte ;
et enfin Qohéleth, écrit de la vieillesse, lorsque les certitudes s’effondrent et que la question du sens devient inévitable.
L’Ecclésiaste serait ainsi le texte de l’après.
Après l’amour.
Après la réussite.
Après l’illusion.
Dépouillé des ajouts tardifs, le texte prend la forme étrange d’un quasi-théâtre : une voix solitaire parle, observe, constate. On pourrait imaginer ce texte joué devant Salomon, non pour l’édifier, mais pour l’arracher à une dépression profonde en la regardant droit dans les yeux. Non pas consoler, mais nommer.
Le nom même de Qohéleth résiste à la traduction.
« Celui qui parle à l’assemblée », dit-on. Mais paradoxalement, il s’adresse à l’homme seul, à celui qui, intérieurement, n’a plus d’assemblée à laquelle appartenir.
Le mot traduit par « vanité » — hevel — ne signifie pas le la vanité vraiment ou la futilité, mais la buée, le souffle, la fumée ce qui se dissipe dès qu’on croit le saisir. Ce n’est pas une condamnation morale du monde, mais une description de sa texture.
La lucidité de L’Ecclésiaste est décapante. Mais cette lucidité est peut-être la condition même de l’amour et de la contemplation. Car aimer sans lucidité, c’est encore se mentir.
Si tout est évanescence et poursuite du vent, alors une question demeure, irréductible :
que faire du temps qui nous est donné ?
Se souvenir que l’on va mourir n’est pas ici une invitation au désespoir, mais une provocation à la justesse. Non pas jouir de tout, mais jouir sans illusion.
Georges Bernanos l’avait formulé avec une précision implacable :
« Pour être prêt à espérer en ce qui ne trompe pas, il faut d’abord désespérer de tout ce qui trompe. » Cette phrase pourrait être la clef de L’Ecclésiaste.
Qohéleth apparaît alors comme un existentialiste avant l’heure, face à un univers silencieux, sans garantie, sans promesse de sens préfabriqué. Comme chez Camus, on retrouve le décalage, la nudité de l’existence, l’absence de consolation. Mais là où L’Étranger s’arrête au constat, L’Ecclésiaste avance d’un pas supplémentaire.
Après le vide, il pose une question simple et terrible :
que faire de sa vie quand plus rien ne fait illusion ?
Sur scène, un homme parle. Ni l’amour, ni la réussite, ni la mort ne semblent l’atteindre vraiment. Il regarde le monde avec une lucidité presque inhumaine — et c’est précisément ce qui nous touche.
Si tout est vanité, alors le risque est immense : perdre le nord, perdre son identité, ne plus savoir pourquoi se lever le matin. L’Ecclésiaste met en scène cette crise ultime du sens.
Mais au bout de la désillusion, quelque chose s’ouvre. Nietzsche l’avait pressenti dans Le Gai Savoir : la libération commence quand la cage s’ouvre, quand l’homme comprend qu’il n’y a pas de sens donné à attendre, rien d’autre à espérer que la vie elle-même.
Cette liberté est exigeante. Elle nous oblige à devenir les sculpteurs de nos propres valeurs, à inventer la beauté, la justice, la joie — sans garantie, sans scénario écrit d’avance.
Avec une limite pourtant : celle d’une humilité nouvelle.
Car vouloir remplacer les illusions par la toute-puissance serait encore une illusion.
Et il faudrait alors tout recommencer.
Simone Alexandre et Colette votre place est reservée. l
es autres vous pourrez payer au Theatre 8€
Merci Paul pour la place.
Bonjour Paul je veux bien venir voir cette piece avec toi sinon je te souhaite une bonne annee 2026 Alex.
si tout est vanité, si tout est fumée alors on peut penser que rien ne vaut vraiment la peine. Alors on risque de perdre le nord, de ne plus savoir qui nous sommes, ni pourquoi nous nous levons le matin, c'est la crise d'identité ultime que nous offre L'Ecclésiate… mais quand on a perdu espoir au bout de la désillusion on peut réapprendre à vivre. s’ouvre une nouvelle ère qui rappelle Nietzsche et son guai savoir le nouvelle ere c’est l'ouverture de la cage c'est le moment où l'homme va pouvoir apprendre et comprendre qu'il n'y a rien d'autre à vivre et à espérer que la vie et sa puissance. cette libération certes exigeante l'invite à créer une trajectoire singulière. car nous pouvons enfin devenir les sculpteurs de nos propres valeurs et de notre propre vie puisque personne n'a écrit le scénario d'avance.
C’est à nous d'inventer la beauté, la justice, la liberté avec une limite tout de même celle d'une humilité nouvelle car il ne faudrait pas qu'on se prenne pour la toute puissance, au risque de devoir tout recommencer.