SexualitéLorsque l’on aborde le sujet sensible de la simulation de l’orgasme, il y a neuf chances sur dix pour que la conversation s’oriente sur la simulation féminine. Car la majorité des personnes pense que la simulation de l’orgasme est l’apanage des femmes. Il semble pourtant qu’hommes et femmes soient, une nouvelle fois, bien plus égaux face à la nature que ce que l’on croit.
Ne vous attendez pas à un portrait robot précis de l’homme qui simule au lit. Monsieur Tout Le Monde peut, un jour, avoir à simuler un orgasme. D’après un récent sondage sur la question, ils sont d’ailleurs 30% à affirmer avoir déjà simulé.
Il faut dire que, tout comme les femmes, l’orgasme n’est pas systématique chez l’homme. Un sujet encore tabou, à l’heure où l’orgasme masculin est vécu comme l’accomplissement réel de l’acte sexuel.
L’Université du Québec a lancé une vaste étude au sujet de la simulation de l’orgasme au masculin. Après avoir interrogé un échantillon de 230 hommes, l’étude a démontré que plusieurs raisons revenaient fréquemment chez les sondés. Aux trois premières positions des raisons de la simulation de l’orgasme chez les hommes, nous retrouvons: un état d’ébriété trop important lors de l’acte, la volonté de satisfaire sa/son partenaire, la volonté de terminer rapidement une relation sexuelle non satisfaisante.
Il semble qu’il n’y ait aucune corrélation entre l’âge d’un homme et sa capacité à simuler ou non durant l’amour. D’autant plus que la tranche d’hommes âgés de 18 à 29 ans, la simulation de l’orgasme interviendrait lors d’un rapport sur trois. Un âge où l’on recherche le grand amour et où l’on part à la découverte de sa sexualité.
A l’heure d’une société hypersexuée où il est normal pour une femme de ne pas atteindre l’orgasme, là où c’est anormal pour un homme, il semble que les jeunes hommes portent le poids d’une course à la performance. Faute d’échanges et de communication, la simulation est bien souvent la solution...

