Sexualité« L’anorexie sexuelle, ou dans un terme plus exact l’anaphrodisie, est la perte ou le manque de désir sexuel. Il existe d’autres mots pour parler de ce problème comme l’inappétence ou l’asthénie sexuelle. Ces termes ne sont pas à confondre avec l’asexualité qui est un acte volontaire d’abstinence sexuelle.
Il est normal que pour tout à chacun le désir fluctue. Et dans ce sens, une baisse de libido momentanée n’est pas pathologique. En revanche, l’anaphrodisie est une pathologie qui consiste à refuser de donner une attention affective et sexuelle au partenaire de manière récurrente. Ces refus permanents ont pour conséquence de frustrer les désirs et les besoins érotiques de l’autre et deviennent un jour ou l’autre une source de conflits. À noter, si l’anaphrodisiaque a perdu son désir pour l’autre et rejette ses avances, elle peut tout de même éprouver du plaisir lors d’une relation sexuelle. »
« L’anaphrodisie peut être primaire, c’est-à-dire que le manque de désir a toujours été présent et la sexualité n’a jamais été ressentie comme besoin impérieux. Elle peut aussi être secondaire et survenir après une situation ou un événement déclencheur.
Cette pathologie peut être liée à la culture (religion, croyances diverses…), à l’éducation (tabous sexuels, images négatives de la sexualité…), à des traumatismes plus ou moins anciens (attouchements, inceste ou viol…), ou à un contexte situationnel précis (perte de sentiments, usure du couple, épuisement au travail, dépression…). Si l’anaphrodisie n’est pas la conséquence d’une autre maladie, d’un traitement médicamenteux, d’un problème de couple, etc., elle ne peut trouver sa source que dans la sphère psychologique. Il peut y avoir une origine hystériforme dans l’anaphrodisie chez la femme qui, dans son attitude castratrice, tente de prendre le pouvoir phallique à l’homme. Une colère, une haine des hommes, souvent conséquente à la relation avec leur père, peut aussi être à l’origine du trouble. »
« L’anaphrodisiaque ne souffre généralement pas de son manque de désir et considère parfois que cet état est tout à fait normal. Cependant la prise de conscience du problème peut se faire de multiples manières. Par exemple, quand les frustrations deviennent insupportables ou qu’un manque affectif se fait sentir, quand l’autre est trop demandeur et que la situation génère des conflits dans le couple et/ou entraîne une rupture, à la lecture d’un article dans un magazine féminin, lors d’une consultation médicale ou d’une conversation entre amies…
La pathologie se distingue par une absence d’envie et une indifférence face à toutes relations intimes. Les sollicitations de l’autre deviennent alors insupportables. »
« Cette personne ne contrôle pas volontairement son absence de désir. Ce sont des enjeux inconscients qui organisent son comportement. Elle ne ressent pas de désir et n’a donc pas d’envie. Elle n’y pense tout simplement pas. Les sollicitations du partenaire sont alors totalement incomprises, voire perçues comme dégradantes ou malsaines. »
« L’anaphrodisie n’est pas forcément un problème si le partenaire n’a guère plus de besoin. Cela en devient un quand l’autre éprouve un manque devenu inacceptable, quand l’un des deux est trop en demande et l’autre pas assez. Le conjoint a un rôle à jouer important car la sexualité se partage. Puisqu’on sait la pathologie « guérissable » alors le conjoint a son mot à dire : l’homme qui a besoin d’avoir des rapports normaux soulève le problème, il faut poser les bases de la relation, communiquer, et avoir une volonté commune d’aller plus loin. Le problème psychologique ou la souffrance sous-jacente amène à la consultation en thérapie individuelle ou de couple. »
« L’anaphrodisie est une maladie curable. Elle nécessite une sexothérapie adaptée reposant sur l’aspect psychologique et somatique de la personne. Il faut travailler sur son histoire, ses croyances par rapport à elle-même, aux autres, à sa culture, sur les enjeux pervers et sado maso du couple, d’une part, et évacuer les émotions telles que la colère, la tristesse, liées à son passé et ressentir ses véritables sentiments, d’autre part. Avec l’aide d’un sexothérapeute il est possible de retrouver un niveau de libido normal.
Il existe également un produit aphrodisiaque pour réveiller la libido, efficace et naturel, qui possède quelques vertus médicinales. Il s’agit du Galanga. Une racine qui peut se prendre en gélule ou s’utiliser frais comme le gingembre. »
À noter
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