SexualitéL’hypersexualité est une pathologie souvent bien difficile à détecter. Elle traduit un caractère compulsif du désir et des besoins sexuels et concerne majoritairement des hommes. Ainsi, l’hypersexualité induit une dépendance à l’acte sexuel, qui peut (dans de rares cas) conduire les sujets à une pathologie mentale sévère.
Mais quand peut-on parler d’hypersexualité ou de dépendance à la sexualité ?
L’hypersexualité a été médicalement classée comme donnant lieu à une dépendance avérée, au même titre que la drogue ou le jeu. Cette dépendance au sexe va impliquer certains comportements chez le sujet, comme un temps important consacré à la réflexion et à la réalisation des fantasmes (sans parvenir à réfréner ses pulsions), la masturbation compulsive ou encore la non prise en compte émotionnelle de son partenaire dans l’acte sexuel.
Ces comportements donnent lieu à des envies réellement impossible à contrôler pour les personnes atteintes d’hypersexualité. Y compris si elles sont déjà engagées auprès d’un conjoint. Les conséquences d’un comportement hypersexuel peuvent alors être dramatiques, autant pour le sujet que pour la personne qui partage sa vie. Le sentiment de culpabilité et de honte lié aux pulsions irrépressibles peut provoquer dépression, dettes et d’autres dépendances comme à l’alcool ou à la drogue.
Cette pathologie de dépendance accrue au sexe concerne environ 3 à 5% de la population française. Difficile d’obtenir des données précises à ce sujet, souvent considéré par les couples comme tabou. C’est à l’adolescence que les premiers symptômes de l’hypersexualité apparaissent, comme la masturbation compulsive et la perte de lien social, par le repli sur soi.
L’environnement familial ou un traumatisme dans l’enfance peuvent également être mis en cause dans le déclenchement d’une hypersexualité. Les hypersexuels adultes exercent souvent des postes de pouvoir avec une position sociale élevée, traduisant leur caractère dominant.
L’hypersexualité est aussi difficile à détecter qu’à traiter. Le sujet étant sous l’emprise d’une dépendance, il lui est parfois impossible de sortir du déni. Pour les conjoints, souvent conscients des multiples aventures extra-conjugales de l’hypersexuel, le repli sur soi et la dépression s’accentuent au quotidien. L’incapacité d’en parler à un tiers, ami ou professionnel, plonge généralement les couples dans une spirale infernale et silencieuse.
L’assistance d’un psychologue ou psychiatre est pourtant nécessaire pour cerner l’origine de cette dépendance et progressivement prendre le pas sur les pulsions.

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