Travail dissimulé : les chiffres explosentTravail

Travail dissimulé : les chiffres explosent

Emeline E.  |   Date de publication : 13 mai 2019 12:42 / Dernière mise à jour : 17 juin 2022 12:25

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Selon les récentes études à ce sujet, on estime aujourd'hui que plus de 2,5 millions de personnes en France se livreraient au travail dissimulé. Ces emplois non déclarés mettent également en danger l'intégrité physique des employés qui les acceptent. 

Un rapport pointe l'étendue du travail non déclaré

Selon le dernier rapport du Conseil d'Orientation pour l'Emploi, le travail non déclaré représente en France " 5% des personnes de plus de 18 ans" et cela constitue "entre 2 et 3% de la masse salariale versée par les entreprises". Un pourcentage qui paraît peu élevé mais dont l'impact est pourtant énorme sur notre économie, à mesure que le travail dissimulé prend de l'importance. Car l'absence de déclaration implique une absende de taxes prélevées sur salaire...et donc nécessaire à notre société de répartition. 
C'est donc plus de 2,5 millions de citoyens qui acceptent le travail au noir, souvent mieux rémunéré mais qui ne permet pas de cotiser au régime général de retraite, entre autre. 

Qui sont les travailleurs dissimulés ?

Pour une majorité d'entre eux, les employés au noir sont les actifs les plus jeunes mais aussi et paradoxalement les jeunes retraités. Ces derniers cherchent généralement un complément de revenus pour palier à une petite retraite...
Selon le rapport les taux de dissimulations les plus élevés se retrouvent "dans l'hôtellerie-restauration, le commerce de détail alimentaire, le BTP, le gardiennage mais aussi l'agriculture et les services à la personne". Des activités de service pour la plupart où le travail au noir perdure et ne cesse de grimper ces dernières années. Ce qui était un "extra" il y a quelques décennies se transforme maintenant en dès missions non déclarées de longue durée. Un risque dans certains secteurs comme le BTP où les accidents du travail sont malheureusement fréquents. 
Certains actifs en période de chômage préfèrent également mettre à profit le temps où une allocation leur est versée pour acceter un job non déclaré. Cette situation leur permet ainsi de cumuler revenu au noir et prestations chômage. Jacques Colomines, responsable départemental de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) a d'ailleurs déclaré récemment au journal Midi Libre "Le travail illégal est le premier employeur des Pyrénées Orientales.". Preuve de l'ampleur que représenta aujourd'hui ces emplois invisibles.

Commentaires

loulou25 14 avril 2019 à 17:00
[Citation de Bienamicalement]Je conçois qu avec toutes les ponctions que nous subissons certains en arrivent à ces extrémités.....Moi même si je trouvais un boulot  pour récupérer un peu de ce que j ai perdu, je ne dis pas non ......Alors arrétons un peu de juger ......Pour voler,   lEtat  n est pas le dernier!!![Fin de citation]Dans ce cas-là, le jour où vous aurez besoin d'être soignée à l'hôpital, c'est vous qui volerez l'État - et donc les citoyens  -, puisque vous n'aurez pas payé votre part.
bienamicalement 19 mars 2019 à 18:41
Je conçois qu avec toutes les ponctions que nous subissons certains en arrivent à ces extrémités.....Moi même si je trouvais un boulot  pour récupérer un peu de ce que j ai perdu, je ne dis pas non ......Alors arrétons un peu de juger ......Pour voler,   lEtat  n est pas le dernier!!!
loulou25 16 mars 2019 à 20:28
En France, on veut tout, mais ne rien payer. L'individualisme forcené du pays fait que "tout ce qui est pris sur l'ennemi" est bon à prendre, l'ennemi étant forcément l'Autre. Dans les pays germaniques marqués par l'instinct social, cette forme de vol envers la collectivité est stigmatisé. En France, on croit que les hôpitaux, les écoles et les routes poussent et s'entretiennent tout seuls... En fait, on se dit surtout : "Moi je ne paye pas, je laisse ce soin aux autres, mais je profite, je resquille." À cela, on ajoute des excuses à faire pleurer un crocodile : "On nous prend tout", "L'État / les patrons s'empiffrent sur notre dos", j'est même entendu "on meurt de faim" e la part d'un type auprès duquel Bibendum ferait figure de réfugié yéménite ou Sud-Soudanais.

C'est beau les excuses, surtout lorsque les pots de confiture sont pleins.
marc 15 mars 2019 à 14:46
"palier à une petite retraite". palier à dans la langue française n'existe pas. Palier une petite retraite. 
rodoalex 15 mars 2019 à 14:08
Il faut quand même dire que le plus grand voleur reste l'état .

Les saisies d'argent en liquide ,les pv payés en liquide.les dessous de table ,si cela existe .
monette-17 15 mars 2019 à 11:09
Si l'état cessait de nous inventer de nouvelles taxes , nous pourrions vivre plus décemment ! En rognant les crédits d'impôt , il favorise le chômage et met certaines entreprises en difficulté ! En ce moment , il montre du doigt les voitures et les chaudières à fioul qui polluent . Même avec une prime , vous en connaissez beaucoup de retraités qui vont pouvoir changer la voiture et la chaudière ?

Quant aux emplois non déclarés , je ne pense pas qu'ils soient si nombreux . Si l'état diminuait le taux des cotisations , les petites entreprises pourraient peut-être embaucher plus de personnel . Il faudrait revoir aussi les tarifs horaires car certains sont exorbitants !
Je ne jette pas la pierre à ceux qui sont " pris à la gorge " et doivent trouver une solution à moindre coût !!!
navigateur 15 mars 2019 à 09:49
"une absende de taxes prélevées sur salaire": en plus de l'absence de relecture ( qui éviterait de publier des mots qui n'existent pas), l'emploi du mot "taxe" à la place de cotisations me semble inapproprié .  Trop de gens ne comprennent la solidarité qu'à sens unique quand il s'agit de leur profit, le pire étant ces entreprises qui encaissent les aides de l'Etat mais profitent de l'évasion fiscale.
jolianne 15 mars 2019 à 08:28
Forcément si les entreprises pratiquaient des prix raisonnables on n'aurait pas besoin d'avoir recours au travail au noir, mais pour beaucoup de gens c'est ça à un prix 5 ou 6 fois moindre,  ou ce n'est rien du tout,  impossible financièrement d'avoir accès aux entreprises.