Assurances« La souscription se fait souvent d’office sans que le consommateur ne s’en rende compte. Ce n’est en général que lors de la réception de son relevé bancaire qu’il s’en aperçoit. Souvent, les assurés n’ont même pas les moyens de vérifier ce que lui promet l’assureur en termes de couverture puisque la remise des conditions générales n’est effective qu’après la signature du contrat !
Ce déficit d’information se poursuit d’ailleurs jusqu’à la clôture du contrat puisque ces assurances sont extrêmement difficiles à résilier, si l’on se fit aujourd’hui au nombre de plaintes déposées. »
« En règle générale, les garanties liées à ces contrats sont souvent surestimées et les exclusions masquées. Aujourd’hui, seuls 48 % des vols sont véritablement couverts. Le taux de dommage varie selon les téléphones entre 6,7 et 13,8 % au bout d’un an dont une grande partie, la chute ou l’immersion ’sans cause extérieure’, n’est pas couverte par les assurances.
Plus grave encore, les types de vols les plus courants sont très mal couverts par les assurances : les vols en l’absence de la victime, à la tire, et à la sauvette. Ces trois types de vols (60 % des cas) sont très mal remboursés. Les vols à la sauvette nécessitent souvent la déclaration d’un témoin, tandis que les déclarations de vols à la tire doivent être réalisées immédiatement, d’où la recrudescence de fausses déclarations.
Quand elles ne vous opposent pas une exclusion de contrat, les assurances vous proposent des services au rabais : téléphone de remplacement d’une gamme inférieure au vôtre, écran réparé mal ajusté… »
À noter
À la suite de cette étude, UFC Que-Choisir a fait appel aux pouvoirs publics, demandant notamment :
- la mise en place d’un droit de rétractation pour la souscription en magasin (droit qui existe déjà pour la souscription en ligne), - la présentation plus claire des exclusions de garantie dans le contrat,
- l’application de la loi Châtel.
« L’utilité de ces assurances est tout bonnement douteuse. De plus, leurs tarifs peuvent atteindre jusqu’à 200 € par an ! Ces prix sont extrêmement chers par rapport à la valeur du bien indemnisé. Si l’on compare la prime moyenne annuelle de 30 € par an avec la valeur moyenne d’un appareil de 360 €, on obtient un ratio de coût de 1/12, bien supérieur à ceux que l’on connaît de 1/40 dans l’assurance automobile ou de 1/1000 dans l’habitation.
Ces contrats sont d’autant plus désavantageux que la perte de valeur des téléphones portables se révèle très rapide. La décote atteint ainsi 43 % du prix d’achat en douze mois pour un iPhone 4 et 36 % en 4 mois seulement pour un Samsung Galaxy ! Or les assureurs remplacent les téléphones perdus ou volés sur la base de ces grilles et non sur le prix neuf d’achat, d’où de fréquentes déconvenues des usagers. »
« Les vendeurs sont en effet commissionnés pour ce type de vente mais cela concerne bien plus encore les distributeurs et les courtiers : 35 % en moyenne pour le premier et 20 % pour le second ! Une large part des dysfonctionnements provient du fonctionnement de ce marché dans lequel interviennent trois acteurs : le distributeur, l’intermédiaire, un courtier qui conçoit le contrat en fonction du cahier des charges du distributeur et l’assureur qui porte in fine le risque. »
« Nous ne souhaitons pas dissuader totalement les consommateurs de souscrire une assurance pour leurs téléphones portables mais nous vous conseillons tout de même de bien réfléchir avant au vu des risques existants. Et faites jouer la concurrence ! »

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