Malus écologique 2024 : voici le barème officiel ! Actualités

Malus écologique 2024 : voici le barème officiel !

Emeline E.  |   Date de publication : 4 octobre 2023 04:55 / Dernière mise à jour : 22 juin 2024 23:00

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Comme chaque année, les malus écologiques pour les émissions de CO2 et le poids des véhicules augmentent. Le gouvernement vient de dévoiler l'échelle du malus écologique pour l'année 2024, qui s'avère bien plus sévère que celle de l'année en cours. C'est dans le nouveau Projet de loi de finances 2024 que nous avons pris connaissance de cette ampleur.

Le déclenchement de la pénalité allégé

À partir du 1er janvier 2024, le déclenchement du malus a été abaissé. Désormais, la pénalité commence à partir de 118g/km rejeté contre 123g/km en 2023. Cela signifie que les véhicules émettant moins de CO2 seront également touchés par cette mesure, ce qui incite encore davantage les consommateurs à se tourner vers des véhicules plus écologiques.

Le barème renforcé du malus automobile

Le gouvernement n'a jamais caché son intention de renforcer le malus automobile. Le futur barème prévu actuellement dans le projet de loi de Finances pour 2024 prévoit une évolution annuelle. Voici un aperçu de ce barème :

  • Pour les véhicules rejetant entre 118 et 122 g/km de CO2, le malus serait de 50 € par gramme (contre 40 € en 2023)
  • Pour ceux rejetant entre 123 et 138 g/km, le malus passerait à 55 € par gramme (contre 45 € en 2023)
  • À partir de 139 g/km, le malus augmente plus rapidement, atteignant 190 € par gramme pour les véhicules émettant 201 g/km ou plus.

L'objectif est clairement d'inciter les consommateurs à se tourner vers des véhicules moins polluants, notamment les voitures électriques et hybrides. Cependant, cette mesure pourrait également impacter négativement certains secteurs, comme l'industrie automobile française et européenne.

Le nouveau barème du malus au poids

En plus du malus basé sur les émissions de CO2, le gouvernement instaure un nouveau barème- celui du malus au poids. Voici les grandes lignes de cette nouvelle grille :

  • Les véhicules pesant moins de 1 800 kg ne sont pas concernés par ce malus
  • Pour ceux dont le poids est compris entre 1 800 et 2 500 kg, le malus serait de 10 € par kilogramme supplémentaire
  • Au-delà de 2 500 kg, le malus passe à 20 € par kilogramme supplémentaire

Ce malus au poids vise à encourager la conception et l'achat de véhicules moins lourds et donc moins énergivores. Toutefois, cette mesure risque également d'impacter certains types de véhicules très prisés, comme les SUV.

Impact sur l'industrie automobile et les consommateurs

Ces mesures ont pour but de pousser les constructeurs automobiles à proposer des solutions plus respectueuses de l'environnement et les consommateurs à se tourner vers des alternatives moins polluantes. Néanmoins, elles pourraient avoir un impact important sur le marché automobile français et européen, avec une possible baisse des ventes dans certains segments ou la nécessité pour les constructeurs de revoir leur stratégie en matière de motorisations ou de design.

Les alternatives pour une mobilité plus écologique

  • Les véhicules électriques : zéro émission et bénéficiant d'un bonus écologique pouvant aller jusqu'à 7 000 € selon le prix et l'autonomie du véhicule
  • Les véhicules hybrides rechargeables : des émissions réduites grâce au fonctionnement mixte essence-électricité et un bonus écologique variant selon le niveau d'émissions et la capacité de batterie
  • Les véhicules GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) ou GNV (Gaz Naturel Véhicule) : fonctionnant avec des carburants alternatifs moins polluants que l'essence et le diesel, ils sont exemptés de malus
  • Le covoiturage, l'auto-partage, les transports en commun, le vélo ou la marche : diminuent le nombre de véhicules en circulation et donc les émissions polluantes globales

Le malus écologique 2024 vient renforcer les pénalités pour les véhicules polluants, tout en incitant les consommateurs à se tourner vers des solutions plus respectueuses de l'environnement. Le principal défi sera de trouver un équilibre entre ces objectifs écologiques et les besoins économiques du secteur automobile.

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