Voiture sans permis : la liberté à tout prixAuto-moto

Voiture sans permis : la liberté à tout prix

Emeline E.  |   Date de publication : 11 septembre 2013 15:20 / Dernière mise à jour : 2 mars 2020 16:25

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La voiture sans permis, une star montante

Quand on aborde le sujet de la voiture sans permis, la première image qui nous vient spontanément est généralement celle d’un bolide modèle réduit, carré, qui encombre nos routes par sa lenteur… Rien de plus éloigné de la réalité !

Aujourd’hui, la presse spécialisée la surnomme VSP. Sa bouille de plus en plus désignée pour conquérir de nouveaux publics nous rappelle les Majorette miniatures de notre enfance. On la trouve en version coupé, cabriolet, utilitaire, sportive ou tout-terrain…

Star à part entière, elle était présente lors du Mondial de l’automobile 2012 et peut même se vanter d’avoir son propre magazine « Génération sans Permis ». Quoi de plus étonnant lorsque l’on sait que son parc automobile représente à lui seul plus de 200 000 unités dans l’hexagone !

Un véritable pedigree

Tout d’abord, n’est pas voiture sans permis qui veut. Pour la législation, c’est « un quadricycle léger dont la masse à vide est limitée par la réglementation à 350 kg, équipé d’un moteur de 4 kW (5,6 chevaux) et dont la vitesse est inférieure à 45km/h ».

Biplace, la voiture sans permis est assimilée à la catégorie des cyclomoteurs et peut être conduite avec ou sans permis selon l’âge du conducteur.

Sans permis mais pas sans règles

En France, pour conduire une voiture sans permis (article R221-1 du code de la route), il faut avoir 16 ans révolus. Si l’usager est né avant le 1er janvier 1988, il n’a besoin d’aucun permis ou du BSR (Brevet de Sécurité Routière). Par contre, s’il est né après le 1er janvier 1988, il devra en plus des 16 ans révolus, être titulaire du fameux BSR option « quadricycle léger » ou d’un permis moto ou auto.

Monter à bord de ces minis voitures ne signifie pas pour autant bouder le code de la route ! Une voiture sans permis doit être assurée (assurance responsabilité civile), posséder une carte grise et être immatriculée. Son conducteur est soumis à la réglementation de lutte contre l’alcool au volant (loi du 12 juin 2003) ainsi qu’au port obligatoire de la ceinture de sécurité. La circulation sur autoroute, voie express et voie rapide lui est interdite.

Sociale, écolo mais encore trop onéreuse

La voiture sans permis reste la garante de l’autonomie des personnes n’ayant jamais obtenu le célèbre papier rose ou à défaut, se l’ayant vu suspendre ou retirer. Avec sa consommation minimaliste (autour de 2 à 3 litres / 100 kilomètres), ses très faibles émissions de C02 et son petit gabarit, la VSP conquiert désormais les milieux urbains. Pour preuve, deux tiers des achats de voitures sans permis sont à l’heure actuelle réalisés par des actifs.

Certains prédicateurs estiment même que nous pourrions en apercevoir beaucoup plus dans nos rétroviseurs, si son prix de vente n’était pas si élevé : 10 000 € en moyenne pour un modèle neuf sans option et environs 5 000 € tout de même, pour une occasion d’une bonne dizaine d’années !

Avec l’arrivée de la version sans permis de Twizy (le dernier né des véhicules électriques de Renault) qui sera commercialisée à partir de 6 990 € TTC, il se pourrait bien que flotte prochainement un vent de changement sur les VSP. À suivre…

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