Psychologie« On peut confondre le sentiment de culpabilité, qui est quelque chose de bien partagé, et la vraie culpabilité qui résulte d’une faute commise.
Le sentiment de culpabilité peut avoir deux origines :
« C’est ce qu’on appelle en psychanalyse la « projection ». Quand on ne se sent pas bien, on a tendance à projeter sur l’autre ses sentiments agressifs. Cette projection sur l’autre entraîne des reproches. Lorsque l’on fait beaucoup de reproches à l’autre, on peut se sentir coupable parce que l’on est déçu, frustré par la vie conjugale, et on est amené presque instinctivement à faire des reproches à l’autre.
Mais ce n’est pas si simple car en même temps, on s’aime, on a des intérêts communs... et dès que l’on fait un reproche, on se dit que l’on n’aurait pas dû, même si ce reproche est justifié. Dans cette situation où l’homme est jugé insatisfaisant par la femme (le plus souvent), les deux peuvent ressentir un sentiment de culpabilité. »
« Cela peut arriver en famille mais c’est surtout inhérent à la vie de couple, à la proximité. Beaucoup de gens sont extrêmement agréables et appréciés à l’extérieur mais peuvent être odieux au foyer. »
« Les femmes ont beaucoup plus tendance à faire des reproches à leur homme que l’inverse. Les femmes, d’une manière générale, expriment beaucoup plus facilement leurs sentiments tandis que les hommes sont plus pudiques ou ont davantage de mal à les identifier.
Si de leur côté, les hommes ont des reproches à faire, ils vont les exprimer par la fuite, par exemple. Cette diversité dans le couple engendre beaucoup de malentendus car l’homme est moins conscient de ses sentiments, et la femme est la gardienne du couple, en recherche perpétuelle de perfection dans la vie à deux. »
« Tout ce qui est relativement inconscient est néfaste pour le couple car c’est l’inconscient qui dicte les conduites (et les reproches). On a intérêt à prendre conscience de ses sentiments négatifs vis-à-vis de l’autre et à comprendre d’où ils viennent. Il est conseillé de réapprendre à dialoguer avec son partenaire. »
« On ne peut rien résoudre seul. Il faut se tourner vers l’extérieur, prendre l’air en quelque sorte. Il est nécessaire de se retirer de ce cercle vicieux pour prendre du recul. Cela veut dire en parler avec de bons amis ou mieux, voir un spécialiste. Les résultats sont impressionnants dès la première séance car lorsque la personne réalise qu’elle a des sentiments hostiles vis-à-vis de son compagnon ou de sa compagne, qu’elle ne se sent pas bien elle-même, quelque chose se dénoue. »
« Il est nécessaire de faire un travail sur soi pour comprendre d’où viennent les reproches que l’on adresse à son partenaire. S’efforcer de faire moins de reproches est déjà une action et donne des effets positifs après la prise de conscience et le dialogue. Le partenaire se sent mieux compris, plus libre, plus valorisé. Le travail sur soi reste important car si les reproches non prononcés s’accumulent, cela peut éclater un jour. »

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