BeautéLa première directive « cosmétique » remonte à 1976. Elle avait pour but de commencer par rapprocher les législations des États membres, pour garantir à la fois la libre circulation des produits cosmétiques et le même niveau de protection dans toute l’Union.
Depuis 2004, l’interdiction des expérimentations animales pour les tester est entrée en vigueur.
Et depuis le 11 mars 2009 l’interdiction des tests sur les animaux concerne à la fois :
Quant aux produits et aux ingrédients issus de laboratoires ayant eu recours à des tests sur les animaux, ils n’ont plus aucune autorisation de mise sur le marché européen. Autrement dit, ils sont interdits de commercialisation à l’intérieur de l’Union européenne.
Cependant, il restait une seule autorisation de réaliser des expériences animales : les études sur la toxicité et les effets spécifiques sur la santé, en cas d’utilisation des produits cosmétiques sur le long terme. C’est cette dérogation qui a pris fin le 11 mars 2013.
Depuis cette date, plus aucun test animal n’est envisageable à l’intérieur de l’Union européenne, concernant les produits cosmétiques et leurs ingrédients ou combinaisons d’ingrédients. Et s’ils sont réalisés hors d’Europe, ils ne seront pas autorisés à la vente sur le marché européen.
Le 11 juillet prochain, la première directive cosmétique de 1976, et toutes ses modifications ultérieures, sera remplacée pour un nouveau texte, baptisé Règlement 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques. Il reprend bien sûr toutes ces interdictions, tout en assurant la protection de la santé et l’information des consommateurs.
Il reste que pour le moment, aucun label européen n’est prévu pour l’attester. Il faut donc se fier aux étiquettes des laboratoires, sachant qu’a priori, plus aucun produit litigieux n’est désormais autorisé à la vente en Europe.
Quant aux achats sur Internet, toutes les craintes sont encore possibles, tant ce système de vente est encore peu encadré juridiquement. Par conséquent, mieux vaut éviter d’acheter vos produits cosmétiques par ce biais.
Acheter « bio » ne suffit pas, il est difficile de vérifier que chaque ingrédient utilisé n’a jamais été testé sur les animaux. Alors comment faire ? Vous pouvez choisir de vous fier à certains labels comme One Voice, The Vegan Society ou encore Ecocert. Ou alors, certaines marques ont signé le Humane Cosmetics Standard, affirmant ne pas pratiquer de tests sur les animaux. L’association de défense des droits des animaux Gaia (Belgique) a publié une liste de marque l’ayant signé. Parmi lesquels : Le Petit Olivier (vous pouvez trouver ces produits dans certaines grandes surfaces), The Body Shop, Léa Nature ou encore Melvita.
Quoi qu’il en soit, une petite recherche sur Internet vous permettra souvent de savoir rapidement si la marque d’un produit est plus ou moins éthique.
Que pensez-vous de cette nouvelle décision d'interdire les tests de cosmétiques sur les animaux ? Faites-vous attention à cela lorsque vous achetez un produit cosmétique en grande surface ? N'hésitez pas à échanger sur cette question d'actualité dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.

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